Samedi le 11 mai dernier, plusieurs centaines de
locataires (dont 9 militant-e-s de l’ALV) ont marché dans les rues de Québec
afin d’exiger que le gouvernement
Harper continue de subventionner les coopératives et les OSBL d’habitation
(voir encadré sur la fin des conventions). Pendant plus d’une heure, les manifestant-e-s
ont déambulé dans les rues de la Basse-Ville de Québec. Ces quartiers
populaires où plusieurs logements sociaux ont pignon sur rue sont, à l’image
des quartiers centraux de toutes les grandes villes du Québec, en plein
processus de gentrification et d’embourgeoisement. Dans ce contexte, il est
nécessaire, voire vital, que le gouvernement fédéral continue de subventionner
les locataires les plus pauvres afin qu’ils et elles puissent rester dans les
logements et les quartiers qu’ils et elles habitent depuis toujours.
Défendons nos logements sociaux !
La fin des
conventions
Lorsqu’elles ont été construites, la
quasi-totalité des coopératives et des OSBL d’habitation ont pris des ententes
avec le gouvernement fédéral. Ainsi, le gouvernement s’engageait à verser des
subventions pour les loyers des gens à faible revenu et ce, jusqu’à la fin des
hypothèques. Ces subventions fédérales peuvent être des suppléments au loyer ou
de l’aide assujettie au contrôle du revenu (AACR). Maintenant que les premières
constructions arrivent au terme de leurs hypothèques, le gouvernement Harper
refuse systématiquement de renouveler les ententes de subventions. Pour les
locataires de ces coopératives et de ces OSBL d’habitation, le désengagement du
Fédéral implique des augmentations substantielles de loyer. Dans certains cas,
les locataires les plus pauvres ne seront pas capables d’assumer ces hausses de
loyer et n’auront pas d’autre choix que de quitter leur logement. Le FRAPRU
demande au gouvernement Harper de renouveler les subventions au loyer dans les
coopératives et les OSBL d’habitation.
Par Catherine Fortin