Publié dans le bulletin d'information d'automne
Pauvreté, exclusion sociale, insécurité, violence et discrimination sont encore des problèmes vécus majoritairement par les femmes; sans parler des stéréotypes de genre qui continuent de limiter celles-ci dans certains domaines d’activité et d’encourager la violence dont elles sont victimes. L’équité entre les hommes et les femmes n’est donc pas atteinte ni dans le monde, ni au Québec, malgré ce que certains peuvent nous faire croire. Dans ce contexte, des outils féministes de mobilisation, d’émancipation et de solidarité sont nécessaires. La Marche mondiale des femmes est un de ces outils. Au-delà de l’annuelle journée internationale des femmes, la Marche est depuis 15 ans une occasion de plus de faire entendre notre voix à nos dirigeants. Parmi ces dirigeants, il y a M. Harper, qui coupe l’aide financière à des groupes de femmes et qui tente de faire adopter en douce des lois visant à rouvrir le débat sur le droit à l’avortement. Il y a aussi M. Charest, qui abolit la Commission de l’équité salariale alors que celle-ci était loin d’avoir réalisé son mandat. Même si les responsabilités de la Commission sont transférées à la Commission des droits de la personne, les objectifs de départ seront encore une fois repoussés. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, dans la foulée des arrestations dans le cadre du G20, des manifestantes ont récemment témoigné avoir subi du harcèlement sexuel, des menaces de viol et de l’intimidation de la part de la police de Toronto.
Des inégalités subsistent également lorsque vient le temps de se loger. D’entrée de jeu, les femmes sont davantage victimes de discrimination pour l’acquisition d’un logement. Sans que cela soit dit ouvertement, les propriétaires refusent plus souvent de louer à des locataires ayant des enfants (qui sont plus souvent des femmes), à des femmes sans conjoint, ayant un faible revenu ou issues de l’immigration. Additionnez plusieurs de ces motifs et le risque d’être discriminée se multiplie. Le faible taux d’inoccupation des appartements à Montréal n’aide pas la situation : les propriétaires ont un plus large choix de « candidats » pour leur logement, ils discriminent donc plus sur la base de motifs pourtant interdits par les Chartes. De plus, les femmes vivant seules sont plus susceptibles de vivre des situations difficiles comme du harcèlement ou de l’intimidation par le propriétaire ou un voisin. Pour couronner le tout, avec l’augmentation continue des loyers et selon les données du recensement de 2001, c’est 41.7% des femmes locataires qui versent plus de 30% de leurs revenus pour payer le loyer (en 2006, ce pourcentage était de 40.1%), alors que 29.7% des hommes sont dans cette situation. (Source : recensements 2001 et 2006)
Plusieurs thèmes sont abordés dans les revendications de la coordination du Québec de la Marche: l’autonomie économique des femmes, le bien commun et l’accès aux ressources, la violence envers les femmes, la démilitarisation et les revendications des femmes autochtones. La question du logement fait donc partie des questions abordées. La Marche aura lieu en octobre prochain, joignez-vous aux actions! Le grand rassemblement national aura lieu à Rimouski le 17 octobre, mais des activités de mobilisation thématiques auront lieu dans plusieurs villes du Québec du 12 au 17 octobre. À Montréal, des marches et activités se tiendront entre les 12 et 15 octobre. Surveillez le calendrier des activités de l'Association des locataires de Villeray.
Pauvreté, exclusion sociale, insécurité, violence et discrimination sont encore des problèmes vécus majoritairement par les femmes; sans parler des stéréotypes de genre qui continuent de limiter celles-ci dans certains domaines d’activité et d’encourager la violence dont elles sont victimes. L’équité entre les hommes et les femmes n’est donc pas atteinte ni dans le monde, ni au Québec, malgré ce que certains peuvent nous faire croire. Dans ce contexte, des outils féministes de mobilisation, d’émancipation et de solidarité sont nécessaires. La Marche mondiale des femmes est un de ces outils. Au-delà de l’annuelle journée internationale des femmes, la Marche est depuis 15 ans une occasion de plus de faire entendre notre voix à nos dirigeants. Parmi ces dirigeants, il y a M. Harper, qui coupe l’aide financière à des groupes de femmes et qui tente de faire adopter en douce des lois visant à rouvrir le débat sur le droit à l’avortement. Il y a aussi M. Charest, qui abolit la Commission de l’équité salariale alors que celle-ci était loin d’avoir réalisé son mandat. Même si les responsabilités de la Commission sont transférées à la Commission des droits de la personne, les objectifs de départ seront encore une fois repoussés. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, dans la foulée des arrestations dans le cadre du G20, des manifestantes ont récemment témoigné avoir subi du harcèlement sexuel, des menaces de viol et de l’intimidation de la part de la police de Toronto.
Des inégalités subsistent également lorsque vient le temps de se loger. D’entrée de jeu, les femmes sont davantage victimes de discrimination pour l’acquisition d’un logement. Sans que cela soit dit ouvertement, les propriétaires refusent plus souvent de louer à des locataires ayant des enfants (qui sont plus souvent des femmes), à des femmes sans conjoint, ayant un faible revenu ou issues de l’immigration. Additionnez plusieurs de ces motifs et le risque d’être discriminée se multiplie. Le faible taux d’inoccupation des appartements à Montréal n’aide pas la situation : les propriétaires ont un plus large choix de « candidats » pour leur logement, ils discriminent donc plus sur la base de motifs pourtant interdits par les Chartes. De plus, les femmes vivant seules sont plus susceptibles de vivre des situations difficiles comme du harcèlement ou de l’intimidation par le propriétaire ou un voisin. Pour couronner le tout, avec l’augmentation continue des loyers et selon les données du recensement de 2001, c’est 41.7% des femmes locataires qui versent plus de 30% de leurs revenus pour payer le loyer (en 2006, ce pourcentage était de 40.1%), alors que 29.7% des hommes sont dans cette situation. (Source : recensements 2001 et 2006)
Plusieurs thèmes sont abordés dans les revendications de la coordination du Québec de la Marche: l’autonomie économique des femmes, le bien commun et l’accès aux ressources, la violence envers les femmes, la démilitarisation et les revendications des femmes autochtones. La question du logement fait donc partie des questions abordées. La Marche aura lieu en octobre prochain, joignez-vous aux actions! Le grand rassemblement national aura lieu à Rimouski le 17 octobre, mais des activités de mobilisation thématiques auront lieu dans plusieurs villes du Québec du 12 au 17 octobre. À Montréal, des marches et activités se tiendront entre les 12 et 15 octobre. Surveillez le calendrier des activités de l'Association des locataires de Villeray.