ALV, c'est...

L'Association des locataires de Villeray
est un organisme à but non lucratif
voué
à la défense des droits des locataires
et
du droit au logement!

28 juin 2011

Les éluEs municipaux et la reduction des délais à la Régie du logement

Faisant écho aux demandes des associations de locataires et des comités logement, les éluEs de certains arrondissements ont récemment pris position pour la réduction des délais à la Régie du logement.

Ainsi, le 1er novembre dernier, les éluEs de l'arrondissement de Côte-des-neiges-Notre-Dame-de-Grâce ont adopté une résolution qui demande au gouvernement du Québec d'augmenter les ressources financières de la Régie du logement. Cela permettrait de combler les besoins en personnel de l'organisme, principale cause des délais excessifs.
Le 3 décembre 2010, les élus de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve ont suivi le bal et ont adopté une résolution similaire. Au moment d'écrire ces lignes, cette résolution a été déposée à l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, mais on ne sait toujours pas si nos éluEs prendront position dans ce dossier.

À l'ALV, nous saluons ces prises de positions. Rappelons qu'actuellement, le délai d’attente pour les causes introduites par les locataires peut dépasser 18 mois. En comparaison, lorsque nous, les locataires, ne sommes pas en mesure de payer notre loyer pour une raison ou une autre, le délais d'attente des propriétaires n'est que de un mois et demi. Il s'agit d'un déni de justice pour les locataires.

Cela étant dit, nous souhaitons aussi que les éluEs posent des gestes concrets qui démontrent leur engagement pour la cause des locataires. À notre avis, les élus disposent de plusieurs moyens qui permettraient aux problèmes vécus par les locataires d’être réglés dans un délai raisonnable.

Tout d'abord, nous pensons que nos éluEs doivent s'assurer que le Règlement sur la salubrité et l'entretien des logements soit appliqué fermement. Trop souvent, les inspecteurs des arrondissements hésitent à donner des amendes aux propriétaires qui contreviennent à ce règlement. Imagine-t-on un policier qui hésite à donner une amende à un ou une automobiliste qui roulerait à 200 km/h? Une application ferme du règlement ferait en sorte que bon nombre des problèmes vécus par les locataires seraient réglés rapidement, évitant ainsi le recours à la Régie du logement.

Ensuite, il est impératif que nos éluEs prennent des mesures concrètes pour augmenter le parc de logements sociaux. Environ 60 % des causes à la Régie du logement visent à expulser les locataires qui ne sont pas en mesure de payer leur loyer. Une augmentation du parc de logement locatif, en plus de fournir aux locataires un logement à un prix raisonnable, permettrait de réduire les causes de non-paiement de loyer. Cela libérerait du temps pour les autres causes, qui pourraient ainsi être traitées plus rapidement.

Pour favoriser la construction de logements sociaux, l'arrondissement devrait se doter d'une politique d'acquisition et de réservation de terrains qui seraient réservés à ces projets.

Nous voulons plus que des paroles, il nous faut des gestes!